Caméra cachée : assister à ses propres funérailles au nom de la sécurité routière !

Il n’y a pas qu’en France que la sécurité routière est au cœur des préoccupations des usagers de la route. Si chaque pays a sa méthode pour réduire le taux de mortalité routière, la palme de l’originalité revient à la Belgique qui a récemment lancé une campagne de prévention choc et émouvante :  l’Institut Belge pour la Sécurité Routière (IBSR) a invité plusieurs individus à leur propres funérailles !

Institut Belge pour la Sécurité Routière, sécurité routière, funérailles, enterrement, caméra cachéeCe n’est pas chose commune que de se rendre, sans le savoir, à ses propres funérailles et de voir la peine de ses proches face à un tel drame. C’est pourtant ce qu’ont vécu quelques Belges au nom de la sécurité routière par le biais de la nouvelle campagne de l’Institut Belge pour la Sécurité Routière (IBSR) réalisée par l’agence 20something.  Cette opération baptisée “Go For Zero” a pour ambition de réduire le nombre de morts sur la route en piégeant quelques habitués des excès de vitesse qui ne semblent aucunement réceptifs aux messages traditionnels de campagnes de prévention. Peut-être que leur propres funérailles leur feront plus d’effet…

Ainsi le scénario est simple : alors que ces conducteurs belges pensent rejoindre un de leurs proches, ils se retrouvent à leur propre enterrement ! Si bien entendu la personne concernée se rend vite compte qu’il s’agit d’une caméra cachée, elle n’en voit pas moins la douleur bien réelle des personnes qui l’aiment. Par ailleurs, ces derniers ne se contentent évidemment pas de pleurer le “défunt” mais se mettent également à lire des textes émouvants les concernant et se terminant par le souhait de les voir plus prudents sur la route : « Je ne veux pas te perdre » ou « Ne roule plus jamais trop vite, je t’aime trop pour te perdre » Autant de phrases choc pour une situation choc qui force à réfléchir.

Des funérailles au nom de la sécurité routière

L’opération ne dure pas trop longtemps car le but n’est bien entendu pas de blesser les gens mais bel et bien de montrer l’effet que leur imprudence au volant peut créer sur l’entourage proche des accidentés de la route. Si cette campagne de sécurité routière peut choquer certains, elle force indéniablement à réfléchir, elle nous jette la dangerosité de nos actes en pleine figure et ne peut laisser personne de marbre. En clair, la méthode “funérailles” est certainement efficace et semble plutôt bien reçue…

Notez qu’en France, depuis le 2 avril dernier, la Prévention Routière et Assureurs Prévention ont également lancé une opération originale baptisée « Avant de mourir ». S’il ne s’agit pas ici de funérailles, le procédé n’est pas plus joyeux puisque tout le monde est invité à inscrire sur de grands tableaux noirs installés dans le 8ème arrondissement parisien ainsi que sur les réseaux sociaux (#avantdemourir) ou sur le site interactif de la campagne, son souhait le plus cher avant de mourir. Une campagne plutôt appréciée malgré son côté anti-conventionnel comme l’explique Thomas Le Quellec, le responsable communication de l’association :  « On appréhendait des retours négatifs, nous reprochant le côté glauque du message #avantdemourir.  Finalement, nous n’avons eu que des réactions positives sur Twitter, comme à Paris VIII, où il fallait régulièrement effacer le tableau pour laisser la place à de nouvelles idées ».

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