Roadtrip Audi : le 3ème jour au coeur de la légende de Dracula !

17 pays, 4 montures, 10 jours. Le voyage du photographe, Arnaud Taquet, en Audi continue. Après un premier jour ralliant Paris à Ingolstadt, puis une seconde journée passant par l’Autriche et la Slovénie pour finalement dormir en Roumanie, c’est aujourd’hui la direction de Bucarest que prend notre voyageur. Une journée au cœur de la légende de Dracula…

 Texte et photos : Arnaud Taquet  

JOUR 3 – Se cacher sous les draps-cula

A l’aube du troisième jour et après plus de 2.000km de route, la fatigue gagne déjà, immanquablement. Première sonnerie de réveil. Rien. Deuxième, toujours personne. A la troisième, un premier œil s’ouvre et distingue par la fenêtre ouverte les montagnes des Carpates, au travers desquelles court une brume matinale inquiétante. Plus question de dormir.

La Transylvanie angoisse profondément là où l’Écosse fait à peine frémir. L’atmosphère pesante amène à se remémorer les nombreuses légendes ayant fait de cette région, l’une des plus effrayantes du monde. C’est en effet de la Serbie à la Roumanie qu’ont été recensés le plus de meurtres inexpliqués… ou plutôt difficilement explicables autrement qu’en suivant la piste des vampires. Bien sûr, personne n’ignore la légende de Dracula, personnage purement fictif tout droit issu du roman de Bram Stocker. Bien qu’inspiré de Vlad Tepes, dit Vlad l’Empaleur (ayant lui, vraiment existé, et dont le cadavre décapité reste encore aujourd’hui introuvable ), le comte Dracula a presque tout de surnaturel et d’inventé par un auteur moderne en mal de frissons. Mais bien avant son existence, et depuis des siècles, des centaines de témoins et victimes ont fait naître des affaires parmi les plus effroyables jamais recensées. Selon l’histoire, du nord de la Roumanie jusqu’à la Serbie, les vampires sont légion dans les campagnes, le mot vampire lui-même est quant à lui tout droit tiré de la langue roumain ! Les montagnes rocheuses dépassant régulièrement les 2.000 m d’altitude et les campagnes vallonnées n’y sont sans doute pas pour rien dans ce qui fait de cette atmosphère, une ambiance des plus dérangeantes.

Mais il n’y a plus de questions à se poser, aujourd’hui a lieu l’une des étapes les plus attendues du parcours: la Transfagarasan. Située à quelques cinq heures de route de Cluj-Napoca, deuxième ville roumaine, la Transfagarasan est réputée comme étant l’une des plus belles routes du monde. Pour l’occasion, nous reprenons l’A4 Allroad découverte sur le trajet Paris-Ingolstadt. Bien que photogénique et élancée, nous n’avons pas vraiment pu profiter de la voiture la plus adaptée pour cette route longue d’une centaine de kilomètres de virages en épingle et de courbes serrées. Mais à dire vrai, au-delà des montures, plus le temps passe et plus le voyage lui-même devient motif de chacun des kilomètres parcourus.

Une fois la ville de Sibiu, à une heure de la plus belle portion de la Transfagarasan, passée le paysage devient déjà plus spectaculaire. Nous sommes alors au cœur de la Transylvanie. Entre les fontaines naturelles, les cascades, les lacs, les impressionnants pics rocheux et la brume, les routes sinueuses se dessinent et laissent se libérer nos esprits. Puis à mesure que l’altitude augmente, le tracé devient si enthousiasmant qu’il semble impossible de voir s’effacer cette volonté d’enchainer les kilomètres de plaisir intense. Pourtant, leur histoire n’a rien de réjouissant puisque si nous sommes ici, c’est par le biais des ouvriers pour ne pas dire esclaves, exploités par le dictateur Ceausescu de 1970 à 1974, lors de la construction de la Transfagarasan. Les autorités officielles parlaient alors d’une quarantaine de morts lors de la construction de ladite DN7C. En réalité et grâce aux témoins, on sait aujourd’hui que des centaines de vies ont été sacrifiées dans la réalisation de cette route stratégique.

Nous concernant, ce sont les freins qui ont perdu la vie ! Après 100 km sur cette route ne demandant qu’à être cirée, il ne nous a rien fallu de moins qu’un troupeau de moutons au beau milieu de la route pour nous arrêter comme souvent en Roumanie. Il n’aura fallu que quelques secondes pour assister à une scène des plus hilarantes consistant à voir le berger courir vers la voiture affolé, fixant du regard la fumée dense s’échappant des freins… oups… heureusement, nous en avons laissé assez pour pouvoir rentrer sans trop se poser de questions jusqu’à Bucarest, capitale roumaine, et étape pour la nuit à venir. Assez aussi pour permettre aux autres journalistes destinés à rentrer en France avec notre monture. En ce qui nous concerne, la décision est déjà prise : nous profiterons de la nouvelle A5 Cabriolet 2.0 TFSi pour les quelques 4.500km de route retour qu’il nous faudra affronter. Rendez-vous dans deux jours pour la prise en mains !

Photo du jour :

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Située à quelques cinq heures de route de Cluj-Napoca, deuxième ville roumaine, la Transfagarasan est réputée comme étant l’une des plus belles routes du monde.  A mesure que l’altitude augmente, le tracé devient si enthousiasmant qu’il semble impossible de voir s’effacer cette volonté d’enchainer les kilomètres de plaisir intense. Un voyage au cœur de la légende de Dracula.

Infos du jour :

La Transfagarasan ( DN7C ) figure parmi les plus belles routes du monde et est longue d’une centaine de kilomètres. Construite de 1970 à 1974, elle aura fait perdre la vie à des centaines d’ouvriers exploités sous les ordres de Ceausescu. Purement stratégique, elle s’avère être la route goudronnée la plus haute de Roumanie. 

Le nom du comte Dracula est inspiré des surnoms de deux voïvodes de Valachie du XVème siècle: Vlad Tepes ( l’Empaleur ) et son père Dracul ( le Dragon ).

Les éventuels restes de Vlad Tepes trouvés au monastère de Snagov en 1932 puis conservés dans une malle, restent aujourd’hui introuvables. Il est l’inspiration de Dracula.

Les Balkans représentent le chef-lieu des histoires de vampires. La Roumanie et la Serbie sont particulièrement riches en histoires troublantes de probabilité. Aujourd’hui encore, de nombreuses plaintes et affaires s’en réfèrent aux vampires et certaines victimes de meurtres sont enterrées à l’envers, décapitées, ou transpercées d’un pieu dans le cas où elles reviendraient à la vie. Il s’agit donc du berceau du comte Dracula.

Il est communément conseillé en Roumanie de :

– prêter attention aux charrettes à cheval non-éclairées

– ne pas rouler de nuit ( véhicules à éclairages déficients, car-jacking, vols, agressions etc. )

– ne pas changer d’argent dans la rue

– ne pas fréquenter les abords de la Gare du Nord et des grand hôtels internationaux à Bucarest

– se méfier des policiers en civil

– ne pas régler en carte bancaire et préférez retirer de l’argent liquide

– prêter fortement attention aux nombreux chiens errants dont le comportement peut parfois être agressif. En cas de morsure, il est nécessaire de demander immédiatement une prescription de sérum antirabique !

Dracula, une légende venu des Balkans !

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