Tour Auto 2019 : deux jours avec BMW et Ari Vatanen

Aujourd’hui, le Tour Auto est incontestablement l’un des rallyes de voitures anciennes les plus mythiques. Tout ceux qui ont eu la chance de le vivre de près ou de loin, deviennent accro ! Jusque là je ne connaissais pas, aujourd’hui je suis conquise.

C’est avec BMW que j’ai eu la chance de faire mes premiers pas sur le Tour Auto 2019 avec un programme de choix : prendre place à bord des voitures ouvreuses de la course historique pendant deux jours.

  • – Etape 1 : entre le château de Vaux le Vicomte et Dijon, je serai la copilote de l’ancien champion du monde des rallyes, Ari Vatanen. Pour l’occasion, il pilotera une BMW M2 Compétition édition Héritage, en mémoire de la 2002 Turbo.
  • – Etape 2 : entre Dijon et Lyon, je partagerai le volant de la BMW Z4 avec Thomas de World Super Cars. Chacun conduira sur une spéciale, mais aussi sur les liaisons et sur le circuit de Magny-Cours !

Un programme riche qui a démarré le lundi 29 mai, la veille du départ, au Grand Palais. Toutes les voitures engagées sur la nouvelle édition du Tour Auto Optic 2000 y sont exposées. Un magnifique spectacle composé de voitures sublimes, dans un cadre splendide et dans une ambiance très conviviale.

Un Tour Auto avec Ari Vatanen

clemence de bernis, rallye, ari vatanen, sport auto, tour auto, tour auto 2019, rallye auto, voitures anciennes

Mon premier contact avec le Tour Auto est matinal ! Car sur le Tour Auto, on ne dort pas ! Par exemple, la soirée d’ouverture au Grand Palais se termine à 23h et le lendemain, nous avons rendez-vous à 5h du matin. Direction le Château de Vaux le Vicomte pour prendre le départ officiel. Aucune fatigue ne se fait ressentir tant l’excitation est grande : je suis copilote d’un champion de rallye pour la journée !!!!

Me voilà donc en route. Je découvre l’homme, je découvre le pilote et je vais bientôt découvrir ce qu’est une spéciale ! Et pas n’importe quelle spéciale – parce que je vous le répète – je vais être copilote d’Ari Vatanen ! Je n’en reviens pas ! Copiloter sur les liaisons est plutôt tranquille, mais là, ça devrait être beaucoup plus sport. Je suis un peu stressée mais je trépigne. Je vais voir un champion du monde de rallye à l’œuvre, et c’est moi qui vais le guider. Le rêve ! Le départ est donné, et là, Ari surfe sur la route. Certes, il va très vite, mais le plus impressionnant dans sa conduite c’est sa précision et la souplesse avec laquelle il mène la M2. Même si Ari freine évidemment fort, tout est fait sans à-coups, tout est propre, tout est parfait. J’ai à peine le temps de réaliser ce que je vis, que c’est déjà fini. J’en veux plus ! C’était beaucoup trop court, mais quel bonheur !

Après les liaisons et la spéciale, c’est maintenant sur le circuit très technique de Dijon-Prenois que je vais pouvoir apprécier la conduite d’Ari Vatanen. Pleins de dévers et de virages à l’aveugle, le circuit de Dijon n’est déjà pas facile à appréhender. Mais alors quand un pilote de rallye se met à “jouer” dessus, c’est assez déboussolant ! Ari conduit sur un circuit comme sur une spéciale. Tous les virages sont pris en travers, les trajectoires ne sont pas les mêmes que celles prises par les pilotes de circuit, mais c’est incroyablement fun ! Même si Ari m’avoue que, lui, ne s’amuse pas vraiment sur circuit : « Il faut être trop précis ». C’est la part d’improvisation obligatoire sur spéciale qui le fait vraiment vibrer ! Et maintenant que j’ai goûté aux deux types de conduite, je le comprends !

Jour 2 : fini le copilotage, je suis pilote

clemence de bernis, ari vatanen, sport auto, tour auto, tour auto 2019, rallye auto, voitures anciennes

Honnêtement, je suis triste de quitter la voiture d’Ari. Il est aussi impressionnant au volant, que gentil et intéressant dans la vraie vie. Mais en même temps, prendre le volant de la BMW Z4 pour en découdre sur les spéciales et sur le circuit de Magny-Cours reste quand même sacrément tentant. Pour la journée, je serai à tour de rôle pilote et copilote de Thomas. Ça promet !

Pour la première spéciale, c’est Thomas qui prend le volant. Je copilote. A peine le départ donné, je comprends qu’on ne rigole plus. Thomas roule fort et il assure. Je suis impressionnée et commence du coup un peu à me mettre la pression pour ma spéciale de l’après-midi. J’ai peur de ressembler à une grand-mère au volant à côté de lui. Mais pas le temps de tergiverser, on arrive sur le circuit de Magny-Cours. Si Thomas connaît bien le circuit, je n’y ai conduit qu’une fois, 3 jours auparavant, à l’occasion du BMW M Town Festival (article à venir). Ne connaissant donc pas bien l’enchaînement des virages, c’est Thomas qui démarre pour que je puisse mémoriser un peu le tracé. Une fois encore, il gère ! Mais c’est à mon tour. Je me lance, je m’amuse, mais je ne suis pas précise du tout. Heureusement, Thomas me donne quelques précieuses indications, m’annonce le type de virage qui arrive pour que je puisse anticiper et là, ça ressemble enfin à peu près quelques choses. Je m’éclate !

Découverte d’un nouveau monde : la conduite rallye

Arrive enfin ma spéciale qui traverse une forêt en zone montagneuse. Au départ de l’épreuve, un monde incroyable nous attend. Ari me dit même qu’il retrouve l’ambiance des rallyes pro. Je ressens alors un mélange de stress, d’excitation et d’empressement. Je veux prendre le départ. Il paraît que la spéciale est sublime. Je veux voir ! Jusque là ma seule expérience en conduite rallye se résume à quelques instants grisant passés sur le circuit de Dreux. Une mise en bouche qui m’a donné envie de plus…

Et ça y est. J’y suis. Avant de fermer ma vitre j’entends une femme s’étonner et se réjouir de voir une femme au volant. Je sourie et me concentre. “3, 2, 1, go !“. J’appuie à fond sur l’accélérateur et mon appréhension de ne pas oser me lâcher s’envole aussitôt. J’entends Thomas me guider et me décrire les virages à venir. L’adrénaline monte encore d’un cran. Je lui fais confiance et me lance à fond. Ces 11km de spéciale me semble durer 30 secondes. Je m’éclate et découvre des nouvelles sensations. L’intensité de ce moment est unique. Sans compter qu’à l’instar du Tour de France, des spectateurs nous encouragent tout au long du tracé ! Ça y est je suis accro, je veux participer à un rallye. Je ne veux plus être figurante, je veux être compétitrice !

La BMW Z4 taillée pour une route sportive

Même si pour ma part, sur la spéciale, je n’ai pas conduit une voiture historique, mais la BMW Z4, j’ai vécu un moment incroyable. Et si j’ai pu m’éclater à ce point là sur la spéciale, c’est que la Z4 est taillée pour ce genre d’exercice. Elle est précise, pleine de punch et bien assise sur la route. A son volant on se sent en confiance. Très vite, on n’hésite pas à appuyer un peu sur l’accélérateur et jouer un peu sur la route. Et puis, en bonus, elle est quand même sublime, ce qui ne gâche rien !

Bref, grâce à BMW j’ai pu découvrir le Tour Auto. Une chose est sûre, maintenant je rentre dans la team des accros qui attendent toute l’année que le Tour Auto revienne. C’est avec le Rallye des Princesses que j’ai découvert et adhérer à cette discipline, et c’est le Tour Auto qui a fini de me séduire. Car hormis la sportivité de l’événement, l’atmosphère globale est unique. Les équipages sont adorables, les rencontres sont belles et nombreuses comme celle avec le pilote François Charriot, celle avec le pilote en charge du roadbook du Tour Auto depuis 26 ans, Jean-Michel Venturi, ou encore celle avec l’acteur Arsène Joriyan. Cerise sur le gâteau, l’ambiance sur les bords de routes du parcours était, pour ma part, aussi inattendue qu’enthousiasmante. Les spectateurs viennent nombreux pour encourager les concurrents (et rencontrer Ari). J’aurais presque pu me croire sur le Tour de France ! Merci BMW de m’avoir permis de vivre ce rêve incroyable !





Pas encore de commentaire.

Laissez un commentaire