Roadtrip Audi : cap sur la Roumanie et l’Albanie en Audi A5

17 pays, 4 montures, 10 jours… Arnaud Taquet enquille les kilomètres et traverse aujourd’hui la Roumanie et l’Albanie en cabriolet A5. Au programme : faune étonnante, paysage à couper le souffle et “conduite à l’albanaise” peu rassurante. Récit de ce 5ème jour du Roadtrip Audi rebaptisé “cinquième anneau” par notre photographe en complément des quatre propres à la marque…

 Texte et photos : Arnaud Taquet   

JOUR 6 – Le roi summer

Ce matin, direction les lacs Prespa. Situés selon les rives entre la Grèce, la Macédoine et l’Albanie, ces deux lacs sont séparés par une fine bande de terre et alimentent aussi le lac d’Ohrid, 150m plus bas, par le biais des roches perméables laissant l’eau s’écouler en souterrain. Ici, pas question de tourisme. Nous sommes en plein été et surprise : personne. Les villages eux-mêmes sont rares et la nature sauvage trône. Le plus petit des deux lacs Prespa est d’ailleurs reconnu comme étant l’un des plus beaux repère de pélicans et de cigognes. Et puis… de récents souvenirs remontent à la surface à la vue d’une petite île plus proche de la rive macédonienne. Et pour cause, Golem Grad est aussi surnommée “Ile des Serpents” et ressemble de prés à ce que nous avons pu découvrir la veille aux abords des côtes bulgares de la mer Noire. Même taille, même nom et pourtant différente puisque son nom n’est cette fois pas un nom d’usage, mais indique une vérité pas vraiment rassurante. L’île est ridiculement petite, située à plus de 2 km de la côte et déserte si l’on en oublie l’immense variété de serpents y cohabitant dont certains proviennent d’espèces uniques au monde. Mais l’île est aussi le plus petit territoire “gay-friendly” au monde en abritant la seule espèce de tortues homosexuelles, voila de quoi contraster avec l’idée que quelques 10.000 serpents vivent actuellement sur Golem Grad…

Mais quitte à s’exalter, nous préférons reprendre l’une des plus belles routes qui nous ait été donné d’emprunter durant ce roadtrip, celle reliant Prespa au lac d’Ohrid. La route, sinueuse, vallonnée, et parfaitement revêtue, parait fermée. Ne croiser aucun autre usager durant des kilomètres devient grisant, et la route elle-même devient motif du voyage. Bien que nous n’ayons pas pu récupérer la plus sportives des montures mises à disposition par Audi, le plaisir est intense tant les kilomètres s’enchainent facilement. L’endurance de notre A5 Cabriolet est bluffante, tout comme le niveau de confort dont elle témoigne.

Avant d’en arriver à la frontière albanaise, nous nous promettons de déjeuner dans le “restaurant” le plus local et le plus épuré possible, histoire de ne pas passer à côté d’une vraie salade grecque ou d’une moussaka maison. Nous trouvons notre bonheur aux abords du lac d’Ohrid. Loin des standards de la marque aux anneaux, nous nous retrouvons à l’abri dans une modeste cabane en bois tenue par une “Mama” grecque en mal de prétextes pour satisfaire ses convives. 10 tables en terrasse, personne pourtant. Les spécialités y sont immanquables et les tarifs un brin ridicules (comptez un maximum de 3,50€ par personne pour un repas des plus corrects). Une belle surprise, mais bien que le cœur y soit, ne comptez pas sur nous pour vous communiquer un nom ou une adresse. Nous sommes ici en plein milieu de rien, là où les carrefours se distinguent bien plus par la forme des arbres que par des noms ou numéros précis. Il est maintenant 13:00, pas de quoi a priori se presser pour rejoindre le Monténégro puisque notre hôtel n’est qu’à 350 km de route, seulement, le GPS indique quelques 7h de route pour s’y rendre…Bien que déjà conscients du fait que la région soit amenée à nous manquer, nous décidons de faire confiance à la technologie. Évidemment, il n’aura fallu qu’une vingtaine de mètres de notre table jusqu’à la voiture pour croiser un vol de cigognes, une araignée monstrueuse, et un serpent, mort, heureusement.

A peine passée la frontière albanaise, nous devons faire face à une nouvelle menace : la police ! Habitués aux routes idéales et désertes, la civilisation ne semble déjà plus naturelle. Le code de la route ? Oublié. Pris en excès de vitesse et franchissement de ligne blanche, difficile de se déculpabiliser. Mais les deux policiers albanais s’en chargeront pour nous en nous rassurant, en nous appelant directement par nos prénoms, et en acceptant uniquement l’équivalent de 5€ en monnaie roumaine…ouf. D’ailleurs, comme en Roumanie, nous apprenons à connaître le mode de vie local à mesure que nous traversons le pays. Ici, le PIB semble ne se concentrer qu’autour des revenus issus des innombrables stations services, des lavages auto au jet d’eau, et des maraîchers en nombre sur le bords des routes. Puis plus nous roulons vers le nord, plus le tourisme semble s’étendre, et les constructions se multiplier et plus les axes routiers deviennent impraticables. Les portions non-goudronnées prennent parfois le dessus, les routes deviennent de plus en plus étroites, et surtout, plus on commence à connaître l’état d’esprit du conducteur albanais, plus la vision de la mort effraie. En trois heures de route, comptez 3 accidents devant nous et quelques autres évités de justesse. Les virages en aveugles n’effraient personne, la vitesse non plus, le revêtement encore moins, nous pensons être les seuls à convenir du fait que la route soit belle et bien étroite et à flanc de ravin. Au classement des pires conducteurs européens, exit les italiens, les roumains ou les bulgares, les albanais sont de loin les plus dangereux, à se demander si l’inconscience n’a finalement pas plus de valeur que la vie. Aussi, après 3h de route pour moins de 150km parcourus, nous comprenons les prévisions du système de navigation qui visiblement avait une idée précise des conditions de roulage dans le pays.

Aux abords de Tiranë, capitale albanaise, la vitesse est réduite, trafic oblige, mais le moindre carrefour a des airs de Concorde, en enlevant les feux tricolores, et en laissant le libre arbitre aux usagers. Accessoirement, il y a bien autre chose qui étonne : la faune locale. Dans la capitale, les SUV luxueux sont légion à en croire le nombre de Mercedes ML et Classe G, Range-Rover, Porsche Cayenne et Audi Q7. Les sportives et supersportives ne sont pas en reste, entre les Lamborghini Gallardo, Ferrari 458 Italia, Audi R8 et Porsche 991 Carrera, notre Cabriolet A5 semble d’une modestie sans égal. Par souci de sécurité pour nous comme pour notre monture, nous avons préféré de pas nous y arrêter…

La photo du jour en Roumanie

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Bien que les paysages aient été bouleversants tout au long de cette journée partagée entre la Grèce, la Macédoine et l’Albanie, le choix de la photo du jour aura consisté à vous présenter une photo de…nuit. Nous sommes ici à Budva, au Monténégro, en toute fin de soirée. La civilisation, la vraie, réapparait à nos yeux une fois passées les plus hautes montagnes nous offrant une vue plongeante sur la côte. Les boîtes de nuit semblent augmenter le rythme de ce cœur de ville qui bat jour et nuit au profit d’un tourisme en pleine expansion. Les faisceaux de ces boîtes de vie, de nuit, accroissent le dynamisme et les jeux de lumières qui embellissent l’un des plus beaux littoraux de l’adriatique…vivement demain !

Infos du jour sur l’Albanie, la Roumanie et l’Audi A5

Golem Grad – Ile des Serpents : Plus encore que ce micro-territoire dont nous parlions hier, Golem Grad est un laboratoire à ciel ouvert hébergeant la plus grande densité de reptiles au monde. Comptez entre autres 20 000 serpents et tortues sur 18 hectares. Et pour parfaire un peu l’aspect unique de l’île, sachez que les couleuvres tesselées vivant là bas sont uniques au monde et que la majeure partie des tortues sont homosexuelles!

Route Prespa – Lac d’Ohrid : Elle figure parmi les plus belles routes empruntées durant ce roadtrip. Déserte même en plein été, sinueuse, vallonnée, et particulièrement déserte sans jamais être traitre, elle descend au lac d’Ohrid en offrant une vue à la fois sur la ville de Pogradec et sur le mont Pelister dépassant les 2.600m d’altitude.

Réseau routier albanais : Vous l’aurez compris, il y a difficilement pire en Europe. Étroites, non-goudronnées, bosselées, les routes albanaises sont dangereuses, mais sûrement pas autant que les albanais eux-mêmes… argh !

S-Line sur Audi A5 Cabriolet : Parmi les SUV luxueux et les sportives, notre A5 Cabriolet, bien que parfaitement configurée, semble avoir fait tourner bien des têtes. Le Pack S-Line y est sûrement pour quelque chose en comprenant:

– design sportif unique sur boucliers avant et arrière, grilles de ventilation latérales et diffuseur

– échappements chromés – jantes 18″

– châssis sport

– logo S-Line

– habitacle spécifique

– inserts S-Line

– sièges avant sport

– volant sport

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3 commentaires

  1. Noemie dit :

    Ça cartonne!!! La photo est trop belle!!!

  2. Laurène dit :

    Et surtout, la voiture trop belle 😉
    Moi aussi je peux me balader en Roumanie en A5 ? Pour le quota de fille ?

  3. Loulou32 dit :

    On pourrait pas avoir un peu plus de détails sur l’A5, c’est une voiture que j’aime bien!

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