Essai de l’Alfa Romeo Stelvio Quadrifoglio : il va y avoir du sport !

Ce n’est pas un scoop, la mode est au SUV ! Pourtant ce n’est pas parce que notre famille a besoin d’une grosse voiture que l’on doit nécessairement s’ennuyer sur la route. Alfa Romeo l’a bien compris et nous propose avec son Stelvio Quadriflogio une alternative sportive aux SUV classiques.

En 2017, Alfa Romeo lançait le premier SUV de son histoire. Et si la marque véhicule une image sportive, ce n’est pas pour, au final, nous proposer un SUV semblable à la concurrence. Loin de là ! Avec son V6 biturbo de 510 ch, le Stelvio Quadrifoglio nous propose une nouvelle expérience de conduite sur ce segment. Car avec leur gabarit, leur poids et leur hauteur, il faut bien avouer qu’il faut s’accrocher avant de pouvoir vraiment s’amuser au volant d’un SUV. Enfin ça c’était sans compter sur le Stelvio !

Car même si face à lui, d’autres SUV “premium” occupent le marché, aujourd’hui il reste l’un des plus puissants ! Le Porsche Macan affiche 440 ch, l’Audi SQ5 s’offre ses 354 ch et le BMW X3 M40i se dote de 360 ch. Seul le Mercedes-AMG GLC 63 S tient bon avec son V8 biturbo de 510 ch. Il vient même de reprendre le record de vitesse des SUV sur le circuit du Nürburgring ; record détenu jusqu’ici par le Stelvio ! Mais une fois encore, le SUV badgé du trèfle à quatre feuilles a un argument de choc : il coûte, 17.000 € de moins que son concurrent à l’étoile. En fait, seul le Jaguar F-Pace SVR fait mieux avec ses 550 ch, mais pour autant le record de vitesse ne lui revient pas !

Le Stelvio reprend le chassis de la Giulia Quadrifoglio. Même chose pour le moteur et la boite. Une adaptation de la base d’une berline sur un SUV qui cartonne malgré les 25cm de hauteur et 210 kg d’écart.

Sportif au premier coup d’oeil

Le Stelvio Quadrifoglio joue la carte sportive d’entrée de jeu. Son design très affirmé, pour ne pas dire aggressif, pourrait être clivant, pourtant il plait. Entre ses 4 sorties d’échappement, les badges du Quadrifoglio Verde apposés sur les flancs de la voiture, sa traditionnelle calandre triangulaire, son profil dynamique ou encore son capot ajouré, une chose est sûre le Stelio ne manque pas de personnalité.

A l’intérieur, l’ambiance est sympa et la qualité perçue appréciable. Les inserts carbone un peu partout dans l’habitacle (sur la planche de bord, le volant, la colonne centrale, etc..) donnent du caractère au véhicule. Les pédales en aluminium, le bouton de démarrage rouge sur le volant, ou encore la sellerie en cuir et Alcantara renforcent, eux, l’aspect sportif du Stelvio. Par ailleurs, le look ne se fait pas au détriment du confort puisque l’on profite de sièges chauffants et réglables électriquement. Sièges très enveloppants qui permettent un excellent maintien dans les virages, ce qui est particulièrement appréciable sur un véhicule sportif !

Caractéristiques techniques : 4,70 m de long, 2,16 m de largeur et 1,68 m de hauteur. Quant au coffre avec ses 525 litres, il se situe dans la bonne moyenne des SUV.

Un SUV nerveux et confortable

Sur la route, le Stelvio est un bonheur. Enfin quand on est au volant. Avec ces 510 ch en mains, on brûle d’envie de pousser le SUV, le tester, le malmener. Mais en réalité, ce sont mes passagers peu habitués qui se sont estimés malmenés. Ils ont torts, une fois lancé, notre bolide est un régal. Pas de roulis, les aspérités de la route sont absorbées et la puissance développée est très confortable. Dommage que le mode de conduite normal m’est été imposé par mes copilotes, car cette voiture est faite pour le mode Dynamic. Une fois seule à bord, je la pousse un peu plus… Elle devient incroyablement nerveuse, part au quart de tour et nous montre toute la puissance que nous réserve ses 510 ch. Un bonheur ! Il aurait presque fallu la tester sur circuit !

En fait, c’est plutôt en ville qu’elle me séduit un peu moins. A basse vitesse, les suspensions sont un peu raides et les dos d’âne ne pardonnent pas. Cependant, rien de dramatique, elle reste agréable et pratique au quotidien. Le Stelvio nous réserve même une bonne surprise : malgré son gabarit, pourtant imposant en milieu urbain, le Stelvio est étonnant maniable et ça c’est un vrai bon point.

Un équipement de série généreux

Si à l’arrêt, la commande Alfa Rotary Pad est très jolie et donne un petit côté moderne sympa à la colonne centrale, la prise en main de ce sytème de navigation sur l’infodiverstissement est plus compliquée. On clique, on tourne, on se perd… tout est beau mais il faut prendre le temps de comprendre. En revanche, une fois qu’on a saisi, rien à dire, les menus sont clairs et les informations accessibles en quelques clics. Et puis bénéficier de l’Apple Car Play est quand même un sacré confort quand on roule comme moi avec Waze.

Côté équipements, on retrouve de série : le régulateur de vitesses adaptatif, le système d’alerte de collision frontale, le détecteur d’angle mort, le freinage d’urgence autonome avec détection des piétons, mais aussi la caméra de recul, les capteurs de stationnement avant et arrière, les essuie-glace automatiques ou encore l’allumage automatique des feux de croisement et l’éclairage adaptatif des feux de route. En clair, un SUV compact bien équipé d’entrée de jeu.

L’alerte de franchissement de ligne, le toit ouvrant électrique, les étriers de freins rouges ou jaunes, ou encore les freins carbone-céramique sont, eux, en option.

Tarif et motorisation du Stelvio

Pour rouler au volant de ce SUV sportif, il faudra compter sur un ticket d’entrée à 39.900 € pour le bloc diesel de 160 ch et 44.300 € pour le moteur diesel de 200 ch. Les tarifs s’envolent jusqu’à 60.000 € pour la motorisation diesel de 210 ch et 130.000 € pour l’essence de 510 ch. Il y a tout de même un détail à prendre en compte : le malus de 10.500 € qui fait mal. Notez que ma version d’essai, le Stelvio Quadrifoglio essence de 510 ch, est disponible à partir de 91.400 € mais avec les quelques options .

En résumé, on dira donc que l’Alfa Romeo Stelvio Qaudrifoglio Verde est sportif tant dans son look que dans son comportement. Mais son véritable avantage est sa polyvalence qui lui permet d’offrir un vrai confort à bord en conduite normale tout en nous laissant la possibilité de nous amuser un peu au volant avec des performances indéniables lorsqu’on appuie un peu sur l’accélérateur.

1 commentaire2

  1. essaisautos dit :

    Ce bleu est absolument splendide et lui va finalement mieux que le rouge à mon goût… 😉

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