Tesla : une deuxième enquête impliquant la conduite autonome

Quelques jours à peine après l’ouverture de l’enquête sur l’accident mortel provoqué par une Tesla Model S dont la fonction Autopilot était activée, le constructeur californien se retrouve à nouveau sous le feux des projecteurs avec un nouvel accident. L’organisme de sécurité routière américain, NHTSA, vient effectivement de lancer une seconde enquête suite au crash d’un Model X qui aurait également été conduit automatiquement.

tesla, model X, accident, voiture autonome, securite routiere, NHTSATesla ne gardera pas un bon souvenir de 2016. Entre des objectifs de ventes au deuxième trimestre non atteints, un premier accident mortel impliquant une Tesla Model S et maintenant un second crash avec un Model X, le constructeur californien peine à sortir la tête de l’eau.

Si les conclusions de la première enquête de la NHTSA ne sont pas encore rendues, l’organisme de sécurité routière américain s’attaque déjà à la seconde affaire qui concerne un accident survenu le 1er juillet 2016 en Pennsylvanie et qui pointe à nouveau du doigts le système de pilotage automatique de Tesla, l’Autopilot. Si ce dernier n’a, cette fois-ci, pas été fatal au conducteur, la Model X a tout de même fait quelques tonneaux avant de s’immobiliser alors que le mode “pilote automatique” aurait été enclenché.

Un fait que le constructeur californien dément pourtant, affirmant que rien ne permettrait de confirmer que l’Autopilot était activé au moment des faits. Et pour cause, le fait de faire des tonneaux avec un SUV dont les batteries dans le plancher offrent au véhicule un centre de gravité très bas – le rendant presque impossible à retourner – atteste a priori d’une trop grande vitesse. Le constructeur précise également qu’il s’agit du premier décès impliquant le système Autopilot alors qu’il a déjà 130 millions de miles à son compteur.

Une première enquête déjà en cours après un accident mortel

Le 7 mai dernier, une défaillance du système Autopilot d’une Tesla Model S est déjà suspectée d’avoir entraîné la mort de son conducteur. Alors que le mode automatique était enclenché, un ciel trop lumineux aurait embrouillé le système de conduite autonome qui n’aurait pas réussi à détecter la remorque blanche d’un poids lourds qui coupait la route de la Tesla Model S sur autoroute.

Le choc a malheureusement entraîné la mort du conducteur de la voiture et la NHTSA ouvrait sa première enquête. Si la responsabilité de l’Autopilot Tesla est avéré, le constructeur californien risque de devoir rappeler ses 25.000 véhicules vendus aux Etats-Unis.

Des accidents qui sèment le doute sur l’efficacité de la conduite autonome 

Que ce soit Tesla ou les autres constructeurs qui développent des voitures autonomes, tous s’accordent à dire que ces systèmes de pilotage automatique sont l’assurance d’une conduite plus sûre et moins stressante qu’une voiture pilotée par conducteur. Seulement, ces véhicules proposent en réalité un conduite semi-autonome basée sur le marquage au sol. Il n’est donc fiable que sur autoroute et non sur route ! Cependant les propriétaires de ces auto ont tendance à considérer leur voiture comme 100% autonome et multiplient les imprudences alors qu’ils devraient toujours garder la maitrise de leur véhicule ! 

Si effectivement, les enquêtes n’ont encore abouti sur aucune conclusion et que l’on ne peut exclure d’emblée une possible faiblesse de l’Autopilot, la question se pose sur la responsabilité de ce type d’accident en voiture autonome. Qui devrait être tenu responsable entre un système défaillant et un conducteur imprudent ? 

Autre question qui nous brule les lèvres : ces deux enquêtes coup sur coup de la NHTSA sur des accidents impliquant des voitures autonomes ne vont-elles pas nuire au développement de cette nouvelle technologie. Une telle mise en avant des limites d’une voiture capable de se conduire seule risque d’avoir un impact négatif sur l’image de cette dernière. Pourtant ces nouvelles technologies (régulateur adaptif, détecteur d’angle mort ou encore alerte de franchissement de ligne) constituent indéniablement une avancée en matière de sécurité routière. Peut-être ne sommes-nous simplement pas obligés d’en faire une voiture autonome ? 

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